Flash actu de campagne : J – 61
Le Chiffre du Jour
32 : selon un sondage TNS-Sofres paru aujourd’hui, seulement 32% des Français considèrent que le président sortant comprend leurs « problèmes quotidiens », contre 68% pour François Hollande, soir 36 points d’écart.
Il a osé dire
« Je vois une volonté des socialistes de criminaliser le débat politique ».
Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole du président sortant, occultant d’étrange façon la réaction de l’ancienne candidate du PS, Ségolène Royal, qui a rappelé que si Nicolas Sarkozy allait « à Alstom où ça va bien », il n’allait « pas là où les Français souffrent des promesses qu’il n’a pas tenues (…) Pourquoi est-ce qu’il ne va pas à Gandrange ou à Florange ? C’est ça le courage politique ».
Le Changement c’est Maintenant
« Les quartiers, les cités sont une chance pour la République. C’est là qu’il y a la population la plus jeune et la plus diverse, qui a envie de réussir. C’est à nous de savoir trouver les conditions de l’accompagnement. On supprime les Rased, le soutien des élèves les plus fragiles : c’est la double peine. On supprime des postes là où il y a le plus de besoin. Ma proposition, vous la connaissez : embaucher 12 000 personnels de l’Éducation nationale chaque année, et je souhaite que ceux-ci soient avant tout au service de ceux qui en ont le plus besoin ».
François Hollande, lors de son déplacement aujourd’hui dans le quartier de Flemming à Bonneuil-sur-Marne.
« Twitter, nous ne nous laisserons pas intimider » par Vincent Feltesse
Retrouver la tribune de Vincent Feltesse, Directeur de la campagne en ligne de François Hollande dans le Huffington Post en cliquant ici
Le candidat-président est devenu président-candidat. On aurait pu attendre de lui, une déclinaison numérique qui aurait donné un retentissement à sa démarche. En quelque sorte, un candidat transgressif pour une communauté trangressive telle que peut l’être la toile. Sitôt a-t-il débuté sa campagne, que l’on comprit qu’elle serait outrageusement offensive, violente au point d’en être agressive, qui se dit populaire au point d’en devenir populiste. Si bien qu’après seulement quelques jours de campagne en ligne, force est de constater que l’équipe du candidat-sortant a confondu vélocité avec agressivité et outrepassé les règles les plus élémentaires en matière de vie numérique ainsi que son principe le plus fondamental : la liberté. Les internautes et en particulier les twittos ont découvert ces derniers jours que plusieurs comptes ouvertement transgressifs et assumés comme tels avaient été censurés aussitôt après avoir été lancés : @_NicolasSarkozy, @mafranceforte, @fortefrance, @Sarkozycestfini et @DehorsSarkozy. Plus que la manœuvre qui en dit long sur la conception du débat démocratique au sein de la majorité sortante, cette démarche inquiète d’autant plus légitimement la communauté numérique et a fortiori celle qui s’exprime sur Twitter, qu’elle favorise le défoulement, la violence au détriment de la créativité, de l’échange, du droit de citer et d’être entendu.
Une communauté qui a bien compris que la liberté de s’exprimer ne signifiait pas la liberté d’usurper ni même celle de diffamer – en raison de la capacité d’autorégulation qu’elle a su développer d’elle-même - mais bien la liberté d’affirmer, d’engager, de dénoncer et même – n’en déplaise à certains – la liberté de moquer, de s’opposer, de polémiquer. Lorsque la liberté de dérision n’est plus c’est bien la liberté d’expression qui est menacée. C’est ainsi que le hashtag (ou mot-clé) #sarkocensure s’est incroyablement diffusé durant ces dernières heures. Twitter aussi peut élever et densifier son système immunitaire.
Ce que les équipes de Nicolas Sarkozy n’ont pas compris c’est que Twitter n’est pas seulement un media, il n’est pas davantage un lieu balisé, contrôlé, cadré comme peuvent l’être leurs meetings, ceux de la France fictive et artificielle qu’ils ont conçue pour le Président-sortant à chacun de ses déplacements, mais bien une communauté en mouvement permanent, qui fonctionne dans la confiance, dans l’égalité, où le pouvoir de sa force peut déséquilibrer la force du pouvoir, et où l’immaturité, l’impertinence sont autant d’atouts que de fragilités.
Nous connaissons les méthodes mises en œuvres au sommet de l’Etat qui veut que l’on s’appuie sur les centres de décisions d’un système pour imposer son point de vue, contraindre à une certaine autocensure et démanteler les lieux de contestations. C’est cette méthode qui a abouti à une saturation de l’espace médiatique. Entendons nous bien, monopoliser 9 chaines de télévisions un dimanche soir, dans un affreux mélange des genres entre une fin de mandat et un début de candidat est largement contestable sur le plan de l’honnêteté intellectuelle et de la déontologie, mais l’exclusion de toute opinion dissonante et transgressive sur un réseau social c’est mettre en cause l’identité, l’existence et la pertinence de tout un écosystème.
Ce qui est le plus grave dans la méthode ici employée, c’est sa méconnaissance des équilibres qui agitent la toile, de son ADN, des forces de gravité qui peuvent la faire tenir en un ensemble unique et vivant. Là encore, François Hollande se différencie de cette pratique en posant le principe de la confiance, comme l’impératif sans lequel il n’y a ni devenir, ni réussite.
La campagne est désormais pleinement lancée. J’en appelle à tous les internautes soucieux de leur écosystème, qu’ils continuent de twitter, de poster des billets, de partager des informations, de renforcer les liens dans leur communauté, c’est à cette condition qu’ils imposeront leurs propres règles et contribueront eux aussi à se protéger, à se renforcer, à faire vivre ce lieu d’échanges, de débats et de démocratie et… à participer le plus efficacement au changement.
« François Hollande portera le projet au plus Ulcos au plus haut sommet européen pour remporter la décision » par Aurélie Filippetti
Interview d’Aurélie Filippetti, député de la Moselle, Responsable du pôle culture dans l’équipe de campagne de François Hollande
Après Gandrange, c’est le site de Florange qui est en péril, quelle est la responsabilité de N. Sarkozy dans cette nouvelle crise sociale?
Elle est lourde. Ila commencé son mandat en venant à Gandrange en février 2008 au lendemain de son voyage de noces. Il le termine à Florange avec l’arrêt des hauts fourneaux.
Entretemps la France a perdu 200 000 emplois industriels. Et l’aciérie de Gandrange a fermé ses portes. Jamais Sarkozy n’a réellement pesé face à Mittal. Jamais il n’a défendu le projet européen Ulcos qui donnerait un avenir à la sidérurgie lorraine, auprès du Président de la commission européenne.
Il n’a pas inscrit la sidérurgie dans la liste des 10 secteurs industriels stratégiques pour le pays, et aujourd’hui il prétend sauver Florange comme il l’avait promis à Gandrange il y a 4 ans ! En octobre dernier c’est nous qui avions demandé que des budgets de maintenance soient obligatoirement affectés par Mittal aux hauts fourneaux, comme condition sine qua non des accords de chômage partiel pendant la suspension de l’activité des hauts fourneaux. Aujourd’hui Mittal qui a fait 2,3 milliards de dollars de bénéfices en 2011, dont 1 milliard à été retourné en dividendes pour les actionnaires, ne doit plus bénéficier d’argent public sans contrepartie.
Or la politique de Sarkozy à a été de défiscaliser les heures supplémentaires d’un côté, sur les sites qui tournent et de financer le chômage partiel y compris dans les grands groupes. Or la compétitivité n’est pas une question de coûts salariaux puisque l’Allemagne a des coûts plus élevés que la France dans l’industrie, mais de tissu industriel et de préservation de la qualité du savoir faire, de formation et de qualification.
Que propose François Hollande pour préserver cette entreprise et ces emplois?
D’abord travailler avec les syndicats, qui ont été sans cesse bafoués par Sarkozy. Ce sont eux qui ont la meilleure expertise sur l’avenir de l’industrie. Et les collectivités locales qui ont été là pour soutenir les salariés jetés sur le carreau. Ensuite François Hollande tiendra parole comme il l’a toujours fait dans cette affaire : porter le projet Ulcos au plus au niveau européen, pour emporter la décision européenne. Si ce projet-pilote de captage-stockage de CO2 est implanté en Lorraine (le choix revenant à la Commission européenne) ce sera la meilleure garantie de pérennité pour les hauts fourneaux de Florange et la sidérurgie lorraine et française.
Le deuxième aspect c’est la redéfinition d’une nouvelle politique industrielle, l’entrée de représentants des salariés au sein des conseils d’administration des grands groupes, la priorité donnée à la recherche-développement. La sidérurgie doit ainsi être réorientée vers les procédés les plus efficaces en matière environnementale. La France peut devenir pionnière en Europe et dans le monde.
Le succès de la politique industrielle allemande repose sur une bonne cogestion avec les syndicats, sur un positionnement sur le haut de gamme. Il faut donc relancer la formation des salariés, avoir une anticipation des départs en retraite massifs dans certaines branches industrielles et embaucher des jeunes via les contrats de génération pour organiser les transferts de savoir faire. Cela sera le meilleur moyen de préparer l’avenir de l’industrie et par là de la reprise de l’économie française.
Agenda
22 février – François Hollande tiendra une grande réunion publique à 19 heures aux Arènes de l’Agora à Evry.
Flash actu de campagne : J – 62
Le Chiffre du Jour
200 : plus de 200 sidérurgistes d’ArcelorMittal ont envahi pacifiquement lundi matin les locaux de leur direction à Florange (Moselle), avec l’intention de s’y maintenir tant que l’entreprise n’aura pas annoncé le redémarrage des deux hauts-fourneaux. L’intersyndicale a dénoncé la logique purement financière qui conduit le groupe sidérurgique à geler l’activité des hauts-fourneaux alors même qu’il y a chaque mois entre 150.000 et 200.000 tonnes de commandes. En 2008, le président sortant avait promis que l’État investirait sur le site »avec ou sans Mittal », ce qu’il n’a jamais fait.
Il a osé dire
« Je ne serai pas le candidat d’une petite élite contre le peuple ».
Nicolas Sarkozy, dimanche 20 février lors de son meeting à Marseille. On s’étonne aussi de cette soudaine conversion de président des riches en « petit père du peuple » instrumentalisant le référendum et dressé contre « le système » qu’il a lui-même renforcé. Hier soir, on apprenait la probable existence d’un accord entre Henri Proglio, le patron d’EDF et ancien président de Véolia, et Nicolas Sarkozy. Antoine Frérot, le PDG de Veolia, serait débarqué de Véolia et remplacé par Jean-Louis Borloo. En contrepartie, Nicolas Sarkozy s’attendrait à un soutien public de son ancien ministre.
Le Changement c’est Maintenant
« Aimer la France, c’est éviter la stigmatisation ; c’est refuser la violence dans le débat public. Aimer la France, c’est essayer de la relever, de la redresser, de l’élever et de ne pas lui parler comme on parle à une foule parce que le peuple, c’est plus qu’une foule ; le peuple, c’est un corps qui veut se déterminer librement, respectueusement, positivement ».
François Hollande, dimanche 20 février, sur BFM TV.
Emploi, la démission d’un Président
Communiqué de presse de Bruno Le Roux, porte-parole de François Hollande
Plus que jamais, l’emploi est la première préoccupation des Français. L’approfondissement de la crise et l’immobilisme du gouvernement sur ce front donnent une tournure particulièrement angoissante à cette question qui doit véritablement être au cœur de l’élection présidentielle.
Avec 9,9% de chômeurs, un niveau jamais atteint au cours des années 2000, l’invention saugrenue d’un référendum sur le chômage est devenue le nouveau théâtre des gesticulations contradictoires du tandem Sarkozy/Fillon. Une fois de plus, l’UMP n’a rien trouvé de mieux à faire que de désigner un ennemi de l’intérieur qu’il faudrait combattre pour rechercher le salut de la France.
Pendant que cette proposition de référendum inadapté sature l’espace médiatique et que le candidat Sarkozy disserte, ironie suprême, sur la fracture entre le peuple et les élites, la force de notre tissu économique est menacée par la multiplication des plans sociaux, des menaces de délocalisation, des craintes pour la pérennité de nombreux sites industriels et de services.
A Florange (ArcelorMittal), à Aulnay-sous-Bois (PSA), à Mérignac (Cofinoga/BNP) et dans de nombreuses autres localités de métropole et d’outre-mer, des questions très concrètes se posent aux salariés, aux syndicats, aux collectivités territoriales pour sauver des emplois et des savoir-faire menacés par le rouleau-compresseur libéral.
Si l’industrie française a détruit 500 000 emplois au cours des dix dernières années, le secteur des services semble également particulièrement fragilisé ; il requiert lui aussi une attention particulière.
Nicolas Sarkozy et le gouvernement sont aujourd’hui démissionnaires sur le front de l’emploi et de la lutte contre le chômage.
François Hollande propose des solutions concrètes pour mettre la lutte pour l’emploi au cœur du redressement de la France :
- Contrat de génération qui incitera très fortement les entreprises à créer des binômes jeune/senior
- Création d’une banque publique d’investissement et soutien à l’investissement des PME
- Relocalisation industrielle négociée avec les grandes entreprises françaises et étrangères
- Remise à plat du système d’exonérations de charges
- Création de 150 000 emplois d’avenir pour les jeunes dans le secteur public
- Plan de soutien à l’innovation numérique et environnementale, secteurs d’avenir fortement pourvoyeurs d’emploi
Là où l’UMP et Nicolas Sarkozy font le choix de la division et de l’irresponsabilité, François Hollande apporte une fois de plus la preuve qu’il est le candidat de l’action et du rassemblement.
Florange paie l’absence de stratégie industrielle de Nicolas Sarkozy
Communiqué de presse d’Alain Rousset, responsable du pôle production, industrie, agriculture, pêche et d’Aurélie Filippetti, député de la Moselle et responsable du pôle culture dans l’équipe de campagne de François Hollande, le 14 février.
ArcelorMittal vient d’annoncer la prolongation de l’arrêt des hauts fourneaux de Florange en Moselle.
Alors que cette mise à l’arrêt avait été présentée comme provisoire début octobre, les pires craintes des salariés se confirment.
Une fois de plus on a menti aux ouvriers et à la population !
Les engagements pris à l’automne par le gouvernement par la voix d’Eric Besson sur le caractère temporaire de l’arrêt des hauts fourneaux n’ont même pas été tenus jusqu’aux élections. C’est la preuve que ce gouvernement à échoué sur toute la ligne face à ArcelorMittal, depuis Gandrange jusqu’à Florange, et malgré les effets de manche du président de la République.
Désormais il est à redouter que ces hauts fourneaux ne redémarrent plus, enterrant tout espoir pour la France d’obtenir le projet-pilote européen ULCOS et ses financements, qui auraient donné un avenir pérenne et innovant à la sidérurgie française.
Pourtant Arcelormittal a enregistré 2,3 milliards de dollars de bénéfices en 2011 dont 1 milliard a été reversé aux actionnaires.
L’industrie à été abandonnée par Nicolas Sarkozy. Renoncements, capitulations face à des groupes pourtant largement bénéficiaires et promesses non tenues : voilà ce qu’il restera de celui qui prétendait aimer les usines en 2007 !
Que se serait-il passé s’il ne les avait pas aimées?
Agenda
22 février – François Hollande tiendra une grande réunion publique à 19 heures aux Arènes de l’Agora à Evry.
De la vérité en politique, par Bertrand Delanoë
Le candidat sortant semble avoir trouvé son angle d’attaque. Comptable de l’action publique conduite depuis cinq ans, garant, par sa fonction, de l’unité de la nation, on aurait pu attendre de lui un cap, un objectif, un horizon fixé au pays. Il a préféré un autre langage, il a choisi une autre stratégie : l’invective. Un mot règne sur sa campagne : « Menteur ». « François Hollande ment matin et soir », voilà le souffle donné par Nicolas Sarkozy à son opération de reconquête. Pour l’honneur de la politique, je souhaite revenir un instant sur cette notion de vérité, sur ce qu’elle signifie réellement, et sur les scrupules qu’elle devrait imposer à ceux qui l’invoquent avec impudence.
L’exigence de vérité, c’est d’abord de dire ce qui est. C’est aussi d’avoir l’honnêteté intellectuelle de confronter ce que l’on a dit, annoncé, prédit et surtout promis, à ce que l’on a fait. Le Président de la République invoque la vérité comme critère devant départager les candidats à l’élection de 2012…. Sans doute gagnerait-il à être plus prudent. Je laisse chacun en juger à travers quelques exemples :
-Il y a cinq ans, candidat du « plein-emploi », il annonçait qu’il ramènerait le chômage à 5%. Interrogé, sur France 2, le 1er décembre 2006, assez clairement : « Si vous êtes élu et que au bout de votre mandat ce chiffre n’est pas atteint vous dites : je ne peux pas me représenter ? », la réponse n’avait pas été moins claire : « Je dis aux Français : c’est un échec, j’ai échoué, et c’est aux Français d’en tirer les conséquences ». Le chômage frappe aujourd’hui 10% de la population active, soit 3 millions de personnes : 1 million de plus qu’il y a cinq ans. Aux Français d’en tirer à présent « les conséquences ».
-Le 17 mars 2007, un mois avant d’être élu, le candidat Sarkozy promettait un « plan Marshall » pour « former les jeunes des quartiers », « pour que les jeunes aient une chance ». Les jeunes attendent toujours.
-En mars 2008, Nicolas Sarkozy déclarait, à propos de l’augmentation de l’âge légal du départ à la retraite : « Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai pas de mandat pour cela. » On connaît la suite.
- A l’automne 2008, à Toulon, confronté à l’émergence de cette crise qu’il se flatte aujourd’hui si légèrement d’avoir maîtrisée, le Président de la République prenait cet engagement : « Les responsabilités doivent être recherchées et les responsables de ce naufrage sanctionnés. L’impunité serait immorale. On ne peut pas se contenter de faire payer les actionnaires, les clients et les salariés les plus modestes en exonérant les principaux responsables ». On ne saurait mieux dire… et je le renvoie à son bilan.
- En septembre 2009, annonçant l’instauration d’une taxe carbone, le chef de l’Etat présentait cette innovation comme « une grande réforme comme la décolonisation, l’élection du Président de la République au suffrage universel, l’abolition de la peine de mort ». C’est sans doute pourquoi il y a renoncé.
- Avant la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy déclarait : « Le débat sur le droit de vote aux seules municipales pour les étrangers présents depuis 10 ans sur le territoire national, respectant nos lois, payant leurs impôts et ayant des papiers, est une question qui doit être ouverte… En ce qui me concerne j’y suis favorable ». A présent, interrogé sur le sujet par Le Figaro Magazine, il dit : « Ma réponse est non, le droit de vote doit rester lié à la citoyenneté », avec des arguments aussi subtils que celui-ci : « Songeons comment évoluerait le débat municipal dans telle commune : faut-il des cantines hallal ? Faut-il des piscines réservées aux femmes ? »
- Rappelons enfin cette maxime mémorable de mars 2007, qui prend une saveur très particulière en février 2012 : « Je veux que les nominations soient irréprochables ».
Cette liste est longue –propre à lasser l’attention d’un lecteur pressé. Elle aurait pu être plus longue. Mais elle aurait pu aussi être tellement plus courte. Il n’y a pas de fatalité à ce que pouvoir signifie renoncement, abandon, ou trahison. Il n’y en a pas non plus à ce qu’une campagne électorale aille de pair avec manipulations et contrevérités. Le Président sortant doit accepter qu’il a un bilan, qu’il en est responsable, et que les citoyens sont en droit de comparer ce bilan aux promesses d’il y a cinq ans.
François Hollande, et c’est à son honneur, ne souhaite pas se laisser entraîner sur le terrain de l’insulte. Il oppose la dignité à l’outrage. Car il sait que les Français, en définitive, reconnaîtront où se trouvent non seulement l’exigence de justice, mais le souci de l’honnêteté intellectuelle- en un mot le sens de la vérité en politique.
Bertrand Delanoë
Flash actu de campagne : J – 65
Le Chiffre du Jour
45 : à l’inverse de ce que prétend François Fillon selon qui il n’y a eu « aucun cadeau pour les plus riches », en 5 ans les plus aisés ont bénéficié de 45 milliards d’euros du seul fait de baisses d’impôts voulues par Sarkozy. Ces cadeaux à un petit cercle de privilégiés sont à mettre en regard des hausses d’impôts décidées par l’UMP et payées par toutes et tous, telles que les hausses de la TVA.
Il a osé dire
« Il faut donc expérimenter sans délai les dispositifs de filtrage sur Internet »
Ces propos tenus par Nicolas Sarkozy et réitérés à de nombreuses reprises depuis ses vœux au monde de la culture en 2010 ont été mis en défaut par le juge européen. En effet, la Cour de justice de l’Union européenne a déclaré aujourd’hui que l’exploitant d’un réseau social sur Internet ne pouvait être contraint de mettre en place un système de filtrage général pour prévenir l’usage illicite des œuvres musicales et audiovisuelles. Il s’agit là d’un camouflet envers le candidat-président, d’autant plus fort qu’il vient de signer le traité ACTA qui autorise la surveillance généralisée des internautes et qui doit encore passer devant le Parlement européen.
Le Changement c’est Maintenant
« Nous sommes des gestionnaires efficaces et, en même temps, nous ne céderons pas parce que je ne veux pas que mon pays soit soumis à une finance qui est devenue folle (…) Je veux redresser notre pays et j’aurai besoin du concours de tous. Je n’écarterai personne (…) Nous sommes une grande nation. Nous méritons mieux que ce qui a été fait depuis cinq ans. Je n’ai pas besoin de diviser. Bien sûr qu’il y en a qui ne voteront pas pour moi. Et alors ? Je les respecte, je les considère et ils auront à prendre leur part dans l’action collective que nous aurons à mener au nom de la République ».
François Hollande, hier soir au journal de TF1.
Retraites: un bilan en forme de reniement permanent
Communiqué de presse de Marisol Touraine, Responsable du pôle Social, santé, personnes âgées et handicap dans l’équipe de campagne de François Hollande
En 1993, Nicolas Sarkozy se glorifiait d’’avoir voté l’abaissement de l’âge légal de départ en retraite à 60 ans…alors qu’il n’était pas député à cette époque ! En 2007, il assurait que la réforme de 2003 permettrait d’atteindre l’équilibre en 2020. En 2008, il affirmait qu’il ne toucherait pas à l’âge légal de départ à la retraite puisqu’il n’avait « pas de mandat pour cela ».
Mais changement de cap en 2010 avec le vote d’une réforme injuste et non financée, reportant l’âge légal de départ en retraite pour tous à 62 ans, sans considération pour ceux qui ont commencé à travailler jeunes et ont occupé des emplois pénibles ! Et aujourd’hui, il nous explique que c’est l’abaissement de l’âge légal en 1982 qui serait responsable des déficits !
Au mépris de la parole donnée aux Français, N. Sarkozy a engagé la France sur la voie de l’injustice. Aujourd’hui candidat de l’injure, Nicolas Sarkozy aura été le président des mensonges. Son bilan est un reniement permanent.
La réalité, c’est que les déficits n’ont jamais été aussi élevés que sous la droite. La réalité, c’est que la réforme de Nicolas Sarkozy n’est pas financée au-delà de 2018, et qu’elle ne permet pas le retour à l’équilibre. La réalité, c’est enfin qu’elle fait peser tout l’effort sur les salariés modestes, qui ont commencé à travailler jeunes.
François Hollande dit la vérité et s’engage : il permettra à tous ceux qui auront cotisé la durée requise de partir à 60 ans dès 2012, et il engagera une négociation afin d’aboutir à une reforme des retraites juste et financée.
François Fillon, désavoué par la réalité des injustices fiscales
Communiqué de presse de Bruno Le Roux, Porte-parole de François Hollande.
Le mensonge serait-il l’arme de transformation massive de Messieurs Sarkozy et Fillon ?
Prétendre avoir gouverné pour tous les Français alors que le creusement des inégalités et l’injustice ont été les marqueurs de ces 5 ans est une posture mensongère qui ne résiste pas aux faits.
Qui est victime aujourd’hui du nouveau barème de l’impôt sur le revenu qui va ponctionner presque 2 milliards d’euros et faire payer 200 000 foyers supplémentaires ?
Qui va devoir supporter les 2,2 Milliards par an de taxes supplémentaires sur les mutuelles ?
Qui doit payer les 45 taxes que N. Sarkozy a crée ou augmenté depuis 2007 ?
Qui sera frappé par la hausse significative de la TVA ?
Tous ces efforts pèsent sur le pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, pas sur les plus privilégiés qui bénéficient constamment des avantages fiscaux et des largesses du pouvoir.
3 Milliards par an c’est en effet le montant du cadeau annuel fait chaque année aux 10% de la population disposant des revenus les plus importants.
Avant le quinquennat Sarkozy, la France était le 16ème pays le moins inégalitaire concernant la distribution des revenus (coefficient GINI, ONU) ; aujourd’hui elle est à la 38ème place, derrière le Tadjikistan.
Et s’agissant de leur dernier cadeau aux plus fortunés, pourquoi messieurs Sarkozy et Fillon n’ont-ils pas, dans leur nouvelle frénésie référendaire, questionné le peuple sur l’allègement de l’impôt sur la fortune ?
Le peuple, que semblent redécouvrir aujourd’hui celui qui n’a eu de cesse durant cinq ans de servir les plus privilégiés des Français, n’est pas dupe et sera amené à s’exprimer clairement pour le changement et la justice fiscale le 6 mai prochain.
François Hollande, ce soir sur Facebook
Je tiens à vous faire partager le message que j’ai aujourd’hui adressé par mail à l’ensemble des volontaires de ma campagne. Si vous aussi, vous souhaitez rejoindre l’équipe, inscrivez-vous par ici : http://fh12.fr/l/6bcffaf3
Retrouvez le message vidéo de François Hollande en cliquant ici.
http://www.facebook.com/francoishollande.fr
Agenda
« Vivement mai » : grande mobilisation sur le logement
JEUDI 23 FEVRIER
L’action :
Le logement, une urgence !
Jeudi 23 février, partout en France, on se mobilise sur la situation du logement.
L’idée est de dénoncer la rareté et la cherté du logement, pour les ménages aux revenus modestes et moyens, pour les jeunes ou les personnes âgées, et de valoriser les propositions de notre candidat dans ce domaine.
Vade-mecum
Comment faire ?
Deux types de matériel sont proposés :
- Une affichette « le logement, une urgence ! » : imprimez-la ou faites-la reproduire en grand format
- Des « petites annonces » à imprimer.
Apposez l’affiche dans des lieux symboliques (bâtiments, facs, balcons…) ou distribuez-la, et ouvrez-le débat…
Apposez les « petites annonces « dans des lieux passants où elles pourront être lues.
Le matériel
A télécharger ou/et à faire imprimer :
La trace de l’opération
Photographiez votre opération et…
Envoyez vos photos, vidéos, témoignages scannés à :
Vous avez des questions, besoin de précisions ? Une équipe est à votre service au 06 10 63 09 83
Revivez la semaine de François Hollande
| Je souhaite participer à la campagne de François Hollande |
Lettre ouverte féministe aux candidats
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Flash actu de campagne : J – 66
Le Chiffre du Jour
2 : la fédération d’entreprises d’insertion Coorace rappelle que « le gouvernement fait l’inverse de ce qu’il prône » puisque le budget du Fonds paritaire de sécurisation des parcours professionnels (FPSPP) « a tout simplement été divisé par deux ». Pourtant, Nicolas Sarkozy a à nouveau annoncé hier soir sur TF1 qu’il obligerait les chômeurs à accepter une offre d’emploi pour lequel ils auraient été formés.
Il a osé dire
« Il faut que les Français comprennent que si la France est forte, ils seront protégés »
Nicolas Sarkozy, hier soir sur TF1. Le candidat sortant oublie que son bilan, c’est la France affaiblie. Dans tous les domaines, la France a été déclassée. Elle n’est plus la grande puissance exportatrice ou agricole qu’elle était en 2007. Elle s’est appauvrit et a vu ses valeurs dégradées : selon toutes les études, la liberté de la presse a chuté, la corruption a grimpé, le niveau scolaire a chuté.
Le Changement c’est Maintenant
« Quelle est la responsabilité de notre génération ? C’est de réussir la transition, transition entre un monde ancien qui s’épuise sous nos yeux et un monde nouveau qui tarde à émerger, transition entre des modes de production, des modes de consommation, des modes de transport. Nous devons être les acteurs de cette mutation ».
François Hollande, hier soir lors du meeting de Rouen
« L’OPA Merkozy » par Bruno Le Roux, Porte-parole de François Hollande
Retrouvez l’intégralité de la tribune de Bruno Le Roux en cliquant ici.
Il n’y a évidemment rien à dénoncer ni rien d’inattendu à constater le soutien franc et massif d’une responsable de parti conservateur, fusse-t-elle chancelière allemande, à la candidature d’un conservateur français. Dans le passé, lors de la dernière élection présidentielle, José Luis Zapatero était, par exemple, venu apporter son soutien à la candidate socialiste. Il y a pourtant dans cette démarche, dans ce soutien zélé de plusieurs semaines, dans cette mue de la chancelière allemande en porte-parole d’une candidature non annoncée, une forme de malaise qui témoigne bien de la seule rupture que le président français aura réussi à établir : la rupture avec les peuples, qu’il s’agisse du peuple français ou du peuple européen.
Cette démarche eût été moins surprenante si le couple Merkel-Sarkozy n’avait pas déjà, ailleurs en Europe, « suggéré » des chefs d’Etat pour faire plier les peuples : comme si après l’ancien vice-président de la Banque centrale européenne, Loukás Papadímos pour la Grèce, après l’ancien commissaire à la concurrence, Mario Monti, pour l’Italie, après le briefing, à peine le scrutin dépouillé du dirigeant espagnol Mariano Rajoy, il était question de maintenir en place l’un des créateurs de cette machine infernale à plans de rigueur qu’est devenue cette Europe gouvernée par ceux-là.
Ce qui transparaît de cette association de dernière minute, presque en forme de sauve-qui-peut, lorsque l’on connaît les tensions qui ont animé la ligne Paris-Berlin depuis cinq ans, c’est la confiscation. Confiscation du couple franco-allemand, qui devrait obstinément se réduire à l’association des conservateurs, faisant fi de décennies de couples improbables, mais historiques, avec le bel exemple de François Mitterrand et Helmut Kohl. Confiscation des décisions européennes à l’endroit des peuples, qui ont, à travers cette élection présidentielle, une occasion unique et presque exclusive de s’inviter dans le processus d’adoption des traités. Confiscation de ce grand moment électoral que doit être la scrutin présidentiel. Confiscation même de la déclaration de candidature du président-sortant, du président déjà candidat, qui cultive, l’hypocrisie au point de demander l’expression du soutien d’un chef d’Etat étranger à une candidature pas même annoncée auprès de ses propres électeurs, rendez vous compte de l’absurdité !
François Hollande est profondément européen, passionnément européen, authentiquement européen. C’est pourquoi il sait que l’Europe ne se fera pas contre les peuples, qu’une telle démarche aboutirait inévitablement à la rupture. En prétendant éteindre le feu de la crise, en repoussant tout mécanisme de solidarité digne de ce nom qui aurait permis d’endiguer la crise grecque et de ne pas avoir à supporter son développement en métastase dans toute l’Europe, les dirigeants français et allemands ont cru préserver leur autorité dans leur pays, et leurs intérêts propres. Ils ont en réalité précipité la mutation de la crise, d’une crise financière en une crise de la volonté politique. Ils ont en définitive parié contre les peuples. Ce faisant l’Europe de la « Merkozy », celle des pompiers pyromanes, aura eu pour effet d’attiser des braises bien plus dangereuses, bien plus longue à éteindre : l’euroscepticisme, le repli sur soi et, in fine, le nationalisme.
Ils voudraient nous faire croire que la continuité de l’Etat exige de ne pas revenir sur la signature de la France, alors qu’ils savent pertinemment qu’il est plus aisé de signer un traité que de le faire ratifier. Ils feignent d’oublier que ce n’est pas la signature du président Mitterrand que le président Chirac a assumé, mais bien la volonté du peuple français qui s’était exprimée par voie de référendum sur le traité de Maastricht. C’est une toute autre démarche. François Mitterrand avait sollicité le peuple, Nicolas Sarkozy tente de l’exclure.
François Hollande défend l’idée d’une Europe ambitieuse, capable de se réunir autour de grands projets sociaux, industriels et énergétiques, dotée de nouveaux instruments, les euro-obligations, la taxe sur les transactions financières et un mécanisme européen de stabilité adossé à la Banque centrale européenne. Pour le candidat socialiste, l’Europe ne saurait se réduire à l’accumulation des plans de rigueur.
Le rendez-vous de mai prochain sera l’occasion pour le peuple français de s’exprimer sur les grandes orientations qui détermineront la politique des cinq années à venir et sur le projet que la France devra défendre à l’échelle européenne. Il y aura alors deux conceptions de l’Europe : l’une contre les peuples, l’autre au service des peuples. Faites confiance à François Hollande, pour que, dans le respect de ses partenaires, dans l’impératif de responsabilité que nous lui connaissons déjà, renforcé qu’il sera par la puissance et la légitimité de l’élection au suffrage universel direct, il soit le garant d’une Europe ambitieuse et le dépositaire du peuple européen.
François Hollande ce soir sur Facebook
Comme je viens de le dire à Laurence Ferrari il y a quelques instants au journal de TF1, tous les Français sont des atouts pour la France. Nous sommes un grand pays, une grande nation. Nous méritons mieux que ce qui a été fait depuis 5 ans.
http://www.facebook.com/francoishollande.fr
Régularisations : une entrée de campagne dans la caricature
Communiqué de presse de Mireille Le Corre, Responsable du pôle immigration-intégration dans l’équipe de campagne de François Hollande.
A l’occasion de sa déclaration, le désormais candidat n’a pas hésité à démarrer sa campagne dans la caricature, en affirmant que François Hollande voudrait régulariser tous les étrangers en situation irrégulière.
De tels propos sont empreints au mieux d’une méconnaissance de ses propositions, au pire de mensonges.
François Hollande a toujours été très clair : il veut mettre un terme à la politique arbitraire menée par le gouvernement, non pour procéder à des régularisations massives mais pour rétablir une procédure juste et transparente. Il s’est ainsi engagé sans ambiguïté à ce qu’il soit procédé à un examen individuel de chaque étranger en situation irrégulière à partir de critères objectifs, transparents et appliqués uniformément sur le territoire. Ces critères tiendront compte notamment de la durée de présence, de la situation de travail et des attaches familiales, et de la scolarisation des enfants. Les étrangers dont la situation ne correspond pas à une régularisation possible feront l’objet de procédures d’éloignement, dans des conditions qui respectent leurs droits et leur dignité.
Par ses mensonges, N.Sarkozy tente de masquer deux réalités.
- D’une part, la politique menée par le pouvoir actuel, faite d’une instabilité chronique, a fait basculer nombre d’étrangers d’une situation régulière à une situation irrégulière, ainsi qu’en témoigne encore récemment la situation faite aux étudiants étrangers.
- D’autre part, le président sortant refuse de reconnaître que certaines situations nécessitent une régularisation, alors même que le gouvernement a régularisé chaque année 30 000 personnes, comme en atteste le rapport au Parlement du Secrétariat général du comité interministériel de contrôle de l’immigration.
Face aux mensonges et aux raccourcis simplistes, François Hollande porte un discours de vérité et de responsabilité.
Agenda
19 février – François Hollande, invité de Olivier Mazerolles sur BFM TV.
Flash actu de campagne : J – 67
Le Chiffre du Jour
34 : malgré la crise et la baisse du pouvoir d’achat des Français, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a fait un bond de +34% en 2010, à 4,11 millions d’euros. 11 dirigeants français dépassent le plafond de 240 Smics par an. Selon l’agence Proxinvest, auteur de l’étude, « La transparence des grandes sociétés françaises est inférieure à celle observée dans les pays où les dirigeants sont responsables de leur politique de rémunération devant l’assemblée générale des actionnaires (…) Le patronat français [s'y] oppose ».
Il a osé dire
« L’un des fondements principaux de l’homosexualité, c’est le narcissisme, le refus de l’autre (…) Il y a la fameuse légende de la déportation des homosexuels. Il n’y a pas eu de déportation d’homosexuels en France. Ils ont un art consommé de déformer la vérité (…) Si on commence à accepter le mariage entre homosexuels, comment refuser la polygamie ? (…) Le mariage homosexuel est une double-négation de la clé de l’humanité ».
Christian Vanneste, député UMP du Nord, dans un entretien publié aujourd’hui sur le site libertepolitique.com. Ces propos sont non seulement homophobes mais aussi négationnistes. Il y a 4 jours, dans France Soir, il saluait l’orientation très « conservatrice » que le président sortant donne à sa campagne.
Le Changement c’est Maintenant
« Le débat est engagé, je souhaite qu’il se situe à la bonne hauteur, mais je sais par expérience que rien ne nous sera épargné. Ne vous laissez pas intimider. C’est la gauche qui a toujours redressé notre pays, à des moments décisifs de notre Histoire. La droite a toujours joué avec les peurs. Je vous donne rendez-vous pour le changement le 22 avril! »
François Hollande, en meeting ce soir au Zénith de Rouen.
« Je suis le candidat de la France qui vient »
Retrouvez ci-dessous les principaux extraits du discours de François Hollande au Zénith de Rouen
« La France doit progresser, sur tous les plans en même temps. On ne peut pas avoir d’un côté la modernisation économique et, d’un autre côté, la régression sociale et le conservatisme sur les mœurs. C’est tout le mouvement qui nous fera avancer. Nous sommes le parti – je suis le candidat du mouvement, du progrès, de l’avancée, de la conquête, du siècle qui vient ! »
« Dominer la finance… »
« Le redressement ne sera possible que si la finance est dominée. J’ai dit que la finance n’avait pas besoin de déposer sa candidature. Elle ne sera pas invitée au journal de TF1 ce soir. Elle n’a pas besoin de poser sa candidature, parce que, hélas! Elle domine sur le plan politique. Or c’est la démocratie qui doit avoir le dernier mot. Non pas que nous n’ayons pas besoin de banques, de financiers, d’épargne pour qu’il y ait de l’investissement et de la création - nous en avons besoin -, mais tant d’excès ont été commis sous nos yeux en vingt ans. La finance a pris le contrôle de l’économie et, à travers elle, le contrôle de la société et de nos vies mêmes. Combien de salariés m’ont expliqué que leur usine fermait, non pas parce qu’elle n’était plus compétitive, mais parce que le taux de rentabilité demandé par la finance était devenu si élevé qu’elle ne pouvait plus tourner pour satisfaire cette exigence.»
»
« Quelle est la responsabilité de notre génération ? C’est de réussir la transition, transition entre un monde ancien qui s’épuise sous nos yeux et un monde nouveau qui tarde à émerger, transition entre des modes de production, des modes de consommation, des modes de transport. Nous devons être les acteurs de cette mutation. Ceux qui vont diriger la France pendant les cinq ou dix ans à venir doivent avoir cette grande mission.
La transition économique pour sortir de la crise avec plus de force et d’atout pour la France de la mondialisation.
La transition technologique pour que nous puissions mettre le numérique, l’internet, les réseaux de communication au service de notre vie courante, mais aussi de nos entreprises et de nos emplois.
La transition énergétique pour préparer l’après-pétrole, réduire le réchauffement climatique, faire monter les énergies renouvelables et diminuer progressivement notre dépendance au nucléaire. Nous avons besoin, là encore, d’inventer des politiques.
La transition écologique pour reconvertir nos bâtiments, isoler nos logements, stocker l’énergie, inventer les véhicules électriques. Cela tombe bien : on les fabrique ici, à Cléon ! Transition pour renforcer l’économie verte, l’économie de demain, mais aussi transition éducative pour imaginer les nouveaux savoirs, les formations d’avenir, les pédagogies nouvelles et lutter contre l’échec scolaire, qui ne doit pas être une fatalité, un déterminisme, une punition.
Transition territoriale pour donner une confiance nouvelle aux collectivités locales. Ce sera un nouvel axe de décentralisation que nous poserons.
Transition générationnelle pour assurer la solidarité entre les âges, transmettre les expériences, faciliter l’allongement de la vie et, en même temps, accueillir les jeunes. Solidarité entre les âges, c’est l’idée du contrat de génération : permettre que les seniors puissent former les jeunes, partir à la retraite dans de bonnes conditions et laisser les jeunes en contrat à durée indéterminée venir dans l’emploi. Oui, belle idée de la transition. C’est un beau projet : être des passeurs, des relais, des intermédiaires, des liens entre les individus, les territoires, les générations.
« Lejaby, Photowatt : les sauvetages industriels par les amis du Président »
« Depuis dix ans, ceux qui exercent les responsabilités dans notre pays ont abandonné toute ambition industrielle pour y substituer une approche à courte vue, des aides aux entreprises sans aucune contrepartie, des annonces fracassantes sans lendemain, désespérant les ouvriers, décrédibilisant la parole publique. Ai-je besoin de donner des exemples ?… Et voilà que depuis quelques semaines, des sauvetages de circonstance sont entrepris. On appelle à la rescousse des patrons amis. Tant mieux si cela permet de sauver des emplois ! Mais, tout de même, est-ce logique ? Est-ce là une réflexion durable ? Est-ce là une vision ? Est-ce là une ambition ? Non, tout simplement un calcul! »
« Être un président qui incarne des valeurs »
« La campagne sera aussi celle des valeurs, dont le prochain président devra être l’incarnation et le garant. (…)
La première de mes valeurs, c’est la vérité. (…) Sans la vérité, il n’y a pas de démocratie. (…) Je dirai la vérité, même si elle est difficile à entendre, et d’abord que nous ne pourrons pas tout faire, que nous ne pourrons pas tout promettre, que le début de notre quinquennat sera difficile, qu’il sera marqué par l’effort, mais dans la justice. (…)Le chemin que je montre est exigeant, mais au bout il y a le rétablissement de l’économie, il y a la solidarité financière et il y a les droits des citoyens étendus. »
« La deuxième valeur que je porte, c’est le travail. Mais où est le respect du travail quand trois millions de nos concitoyens sont au chômage ? (…) Eh bien je vous le dis, le travail doit être réhabilité, et nous y mettrons bon ordre. »
« Ma troisième valeur, c’est la justice. L’âme de la République, c’est l’égalité. La solidarité n’est pas l’assistance ! (…) Moi, je ne stigmatiserai pas le chômeur en disant qu’il est responsable de sa condition. (…) Je vais vous dire une chose toute simple, c’est que la France n’est forte que si elle est juste. Si elle n’est pas juste, c’est là qu’elle s’affaiblit, c’est là qu’elle s’amoindrit. »
« Le respect. Le respect des institutions, partout et pour tous, et d’abord pour le chef de l’Etat, qui doit donner l’exemple. (…)Les partenaires sociaux seront considérés, leur rôle sera même précisé dans la Constitution. (…)Le respect, c’est aussi celui d’avoir des lois qui s’appliquent partout, et le droit à la sécurité qui doit être reconnu. (…)Nous augmenterons les effectifs de Police et de Gendarmerie. Nous les répartirons sur le territoire différemment, là où il y a effectivement le plus de besoins. »
« La dignité humaine. C’est elle qui nous fera engager une grande politique du logement et du logement social, parce qu’il est inacceptable de ne pas avoir un toit, de ne pas vivre décemment, de ne pas pouvoir fonder une famille, ou pour un jeune de ne pas pouvoir connaître l’autonomie ou l’indépendance ».
« Et la plus haute, la plus belle de nos valeurs, celle qui les résume et qui les englobe toutes, c’est la République. Une République unie. Une République laïque, parce que la laïcité est la valeur qui protège et qui libère. J’ai proposé d’inscrire les principes de la loi de 1905 dans la Constitution, pour faire en sorte qu’il n’y ait pas de doute sur nos intentions, dans le respect de la liberté de conscience, de la liberté religieuse. »
réunion, le 24 février prochain, de la conférence des amis de la Syrie doit permettre d’apporter à la population et à l’opposition syrienne un large soutien. L’urgence conduit à permettre aux organisations humanitaires d’être présentes sur le sol syrien auprès de la population.
Compte tenu de la prise de position très claire de la Ligue arabe, nous estimons qu’un nouveau projet de résolution, permettant la protection des civils syriens, doit à nouveau être proposé au Conseil de sécurité, afin de placer Chine et Russie devant leurs responsabilités. La France devrait introduire au Conseil de sécurité des Nations Unies une demande de saisine de la Cour Pénale Internationale sur la situation syrienne, afin que les responsables des massacres et de pratiques particulièrement odieuses contre les civils et notamment les enfants puissent être jugés.
Les trois frères…
Non, il ne s’agit pas « d’Inconnus ». Il s’agit des trois frères Sarkozy, dont les intérêts sont apparus manifestement convergents au cours de cinq dernières années. Petite piqûre de rappel :
Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est au programme, penchons-nous sur le secteur de la santé et sur ses acteurs.
Le Pôle Emploi, fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés.
La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés.
Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les »complémentaires santé ».
Depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire ». Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf exception). C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003.
C’est le même organisme qui a remporté les deux marchés :
le groupe Malakoff-Médéric obtenant 170.000 adhérents supplémentaires. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui entreront dans le dispositif en janvier 2011.
Cette compagnie d’assurance et de prévoyance
Malakoff-Médéric sur le marché français :
> > n°1 des groupes paritaires de protection sociale,
> > n°2 de la retraite complémentaire,
> > n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance).
> > Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric le 30 juin 2008, 6 mois avant la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire
employeur » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi.
Le président de Médéric cède sa place au président de Malakoff : Guillaume
Sarkozy.
Au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy est le frère de Nicolas.
Intéressons-nous maintenant au troisième frère : François Sarkozy.
Pédiatre de formation, il a abandonné la pratique pour l’industrie pharmaceutique depuis 2001.
Il siège au conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma et est devenu le président d’AEC Partners dont une des missions est le conseil aux fonds d’investissement.
François Sarkozy a lancé une chaîne de télévision spécialisée internet financée par le laboratoire Sanofi. Ajoutons ses relations avec le groupe Paris Biotech Santé, l’un des protagonistes de l’affaire de l’Arche de Zoë. Il fait partie aujourd’hui des puissants lobbyistes de l’industrie pharmaceutique.
> > D’ailleurs le grand plan Alzheimer lancé par le gouvernement est un joli cadeau de quelques centaines de millions d’ euros, une aubaine pour le secteur dont il défend les intérêts. A venir, le plan « Dépendance des Seniors » annoncé avant les prochaines élections présidentielles…
Trois frères
- l’un en charge de l’exécutif : notre Président,
- l’autre à la tête d’un des plus gros groupes d’assurance santé,
- le dernier sert les intérêts des laboratoires pharmaceutiques.
On peut légitimement nourrir des inquiétudes sur l’avenir de notre système de santé.
Les réformes engagées depuis 2004 ne font que confirmer sa détérioration et l’on peut prédire son démantèlement d’ici quelques années. Tout dépendra sans doute de 2012…
Après cela, étonnons-nous de l’acharnement de Nicolas à réformer le financement des retraites (qui va fatalement s’orienter vers un système par capitalisation) et de sa « bienveillance » vis-à-vis de sa ministre Roselyne
lorsqu’elle fait prospérer les grands laboratoires pharmaceutiques en leur achetant à-tout-va des millions de vaccins … inutiles mais financièrement juteux !….
Flash actu de campagne : J – 68
Le Chiffre du Jour
32 000 : Selon des données de l’Insee publiées aujourd’hui, près de 32 000 emplois salariés ont disparu au 4e trimestre 2011, et c’est la 1ère fois depuis 2009 que l’Insee observe un recul dans le secteur marchand.
Il a osé dire
« Il ne s’agit pas seulement de sauver votre entreprise mais de sauver la filière photovoltaïque en France ».
Nicolas Sarkozy, aujourd’hui en déplacement à Bourgoin-Jallieu dans l’Isère. En réalité, après le moratoire sur l’obligation d’achat de l’électricité photovoltaïque décidé par le gouvernement, en un an, plus de 7 000 emplois ont été détruits dans le solaire et le nombre d’entreprises du secteur a chuté de 50%. Seulement 1GW de photovoltaïque est en fonctionnement en France contre 17,4 en Allemagne —avec 20% d’ensoleillement en moins—, 4 en Espagne et 3,5 en Italie.
Le Changement c’est Maintenant
« Je relancerai la politique des transports pour lutter contre la fracture territoriale qui exclut une partie des habitants de l’accès aux emplois et aux services publics. Ma priorité sera d’apporter une réponse à la qualité de service des trains du quotidien ainsi qu’à la desserte des territoires enclavés ».
Engagement n°28 du projet de François Hollande, rappelé lors de son déplacement aujourd’hui à Saint-Étienne.
« Syrie : une action plus forte de la communauté internationale s’impose. » par François François Hollande
Les massacres se poursuivent jour après jour à Homs et dans plusieurs localités syriennes. Les agences onusiennes estiment déjà à plus de six mille le nombre de victimes et ce dramatique bilan ne fait qu’empirer jour après jour.
Dans ce contexte, nous saluons la réaction et les recommandations de la Ligue arabe invitant le conseil de sécurité des Nations-Unies à adopter une résolution pour former une force de maintien de la paix arabo-onusienne, et d’apporter un soutien politique et matériel à l’opposition syrienne. Nous saluons également les décisions européennes conduisant à l’adoption de sanctions contre le régime syrien. Elles doivent s’amplifier. La prochaine réunion, le 24 février prochain, de la conférence des amis de la Syrie doit permettre d’apporter à la population et à l’opposition syrienne un large soutien. L’urgence conduit à permettre aux organisations humanitaires d’être présentes sur le sol syrien auprès de la population.
Compte tenu de la prise de position très claire de la Ligue arabe, nous estimons qu’un nouveau projet de résolution, permettant la protection des civils syriens, doit à nouveau être proposé au Conseil de sécurité, afin de placer Chine et Russie devant leurs responsabilités. La France devrait introduire au Conseil de sécurité des Nations Unies une demande de saisine de la Cour Pénale Internationale sur la situation syrienne, afin que les responsables des massacres et de pratiques particulièrement odieuses contre les civils et notamment les enfants puissent être jugés.
Sarkozy : le quinquennat des inégalités salariales
Communiqué de presse de Bruno Le Roux, Porte-parole de François Hollande
En 2007, Nicolas Sarkozy s’affichait comme le candidat du mérite et de la récompense de l’effort. Deux enquêtes publiées aujourd’hui résonnent comme un désaveu cinglant des orientations mises en œuvre au cours des cinq dernières années.
D’une part, l’enquête de la DARES (direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques) dépendant du Ministère du travail, montre que le salaire mensuel de base (SMB) n’a augmenté que de 0,3% au 4ème trimestre 2011 alors même que l’inflation sur cette période a atteint 0,8%. Ainsi, les salaires offerts aux travailleurs du secteur marchand subissent à plein les effets de l’austérité. Ce phénomène produit un effritement du pouvoir d’achat des classes populaires et des classes moyennes.
D’autre part, le cabinet Proxinvest a publié aujourd’hui son rapport sur la rémunération des dirigeants des sociétés cotées du SBF 250. Elle montre qu’en 2010, les PDG du CAC40 se sont octroyés une hausse de 34% de leur rémunération. La part fixe comme la part variable des salaires de ces dirigeants sont toutes en hausse ; une telle évolution apparaît comme particulièrement indécente compte tenu d’une part de l’approfondissement de la crise et d’autre part du fait que nombre de ces entreprises (banque, automobile) ont bénéficié directement ou indirectement du soutien financier des contribuables.
Le silence et l’inaction du gouvernement sur cette question est inquiétante. Entre les difficultés des uns et l’insouciance des autres, le contraste est saisissant. Il sonne comme un échec absolu pour le gouvernement UMP et l’équipe au pouvoir.
Ces évolutions ne sont que la conséquence d’une politique savamment orchestrée depuis 2007 : protection des plus riches (bouclier fiscal puis allègement de l’ISF) et abandon des classes populaires et des classes moyennes symbolisé par l’immobilisme gouvernemental sur le front de l’emploi.
Plus que jamais, la France a besoin d’un Président mobilisé chaque jour en faveur de l’emploi et des salaires, un président conscient de la nécessité de conduire une politique salariale pour réduire les inégalités et relancer l’activité économique dans notre pays.
Agenda
15 février – Grand Meeting au Zénith de Rouen
Flash Actu de campagne : J – 69
Le Chiffre du Jour
600.000 : dernièrement, le député René Dosière a estimé à 600.000 euros le coût moyen d’un déplacement de Sarkozy de 2 à 3 heures en province. Aujourd’hui, Daniel Vaillant a saisi la Commission nationale des comptes de campagne pour dénoncer l’utilisation des « moyens de l’État » par le président sortant à des fins de campagne électorale.
Il a osé dire
« Le taux d’élucidation, en 2002 il était de 26% (…) en 2011 il est de 40% ».
Nicolas Sarkozy, lors de son déplacement aujourd’hui à la gendarmerie d’Issy-les-Moulineaux. En réalité, cela ne traduit pas une baisse de la délinquance, au contraire. Comme le rappelle la Cour des comptes, pour améliorer le taux d’élucidation, priorité a été donnée à la constatation de l’infraction la moins lourde, au détriment du démantèlement des réseaux par exemple. Par ailleurs, le taux d’élucidation pour les faits de délinquance financière a, lui, reculé de 58% en 2002 à 49% aujourd’hui.
Le Changement c’est Maintenant
« L’Europe [de Sarkozy et Merkel] a mis la Grèce dans une situation impossible (…) L’austérité sans croissance, elle conduit à plus d’austérité. D’où ma proposition pour l’Europe entière : qu’il y ait des disciplines, c’est indispensable, mais qu’il y ait une perspective, donc un développement de l’activité, de l’emploi, de la croissance ».
François Hollande, Dimanche+, Canal+, dimanche 12 février.
« Nicolas Sarkozy ne tient pas compte de la loi » 3 questions à Daniel Vaillant, mandataire de François Hollande
Mandataire de la campagne de François Hollande, Daniel Vaillant, explique les raisons de la nouvelle saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques.
Les médias parlent beaucoup de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, mais concrètement, quelle est sa fonction ?
La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, présidée par un magistrat, François Logerot, examine les comptes de campagne de chaque candidat après le second tour de l’élection présidentielle.
Une fois cet examen fait, les candidats sont remboursés à la hauteur des plafonds légaux en fonction des résultats du 1er tour et de ceux des deux finalistes.
On pourrait envisager que le candidat élu soit déclaré non élu : le Conseil Constitutionnel ne valide en effet l’élection qu’en fonction du travail de la commission.
Comment comptabilise-t-on ce qui entre dans les comptes de campagne et à quel moment ?
Depuis les primaires, tout ce que fait François Hollande est ajouté à ses comptes. Or, force est de constater que le président de la République est entré depuis plusieurs mois en campagne et que pour l’instant, ses comptes de campagne sont vierges, alors qu’il ne manque pas de s’exprimer pour valoriser son bilan, ses propositions ou pour critiquer les engagements des autres candidats déclarés.
Un meeting à Toulon, une réunion au Tricastin, des voeux qui n’ont rien à voir avec les années précédentes…le début de la campagne de Nicolas Sarkozy est au frais du contribuable !
Que demandez-vous à la commission ?
Qu’elle reconnaisse que Nicolas Sarkozy, candidat, se sert des moyens de l’Etat et donc de l’argent des contribuables pour faire campagne. Attention, cependant je ne remets pas en cause la part du Président, qui bien entendu reste importante. Je fais référence à tout ce qui est propagande. Nicolas Sarkozy ne tient pas compte de la loi et de sa rigueur.
C’est simple : jamais on ne tolèrerait d’un maire un an avant des élections municipales qu’il se permette de parler au frais de ses contribuables ! Regardez : je suis maire du XVIIIe arrondissement de Paris, et je m’interdis de signer un an avant les échéances électorales locales, un édito dans le journal municipal !
Nous dénonçons cette débauche ! Aucun élu n’est au dessus des lois !
conférence de presse de François Rebsamen, Responsable du pôle sécurité et Président du groupe socialiste au Sénat
Retrouvez l’intégralité de la conférence de presse de François Rebsamen encliquant ici
Lundi 13 févier, Nicolas Sarkozy a inauguré les nouveaux locaux de la Direction générale de la Gendarmerie nationale. François Rebsamen, responsable du pôle sécurité au sein de l’équipe de campagne de François Hollande, a réagi lors d’un point presse, soulignant qu’en matière de sécurité, le « bilan » du chef de l’Etat « est désastreux ».
Il a rappelé que ce déplacement « n’avait comme seul but que de tenter de s’attirer les faveurs d’un électorat, celui des gendarmes, qui s’est au fil de son quinquennat, profondément détourné de lui ».
Le bilan du chef de l’Etat en matière de sécurité est marqué par le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Les effectifs de la gendarmerie sont »passés de 101.000 à 95.000 en cinq ans » sans que les gendarmes soient jamais associés aux réformes mises en place. A contrario, François Rebsamen a estimé »indispensable de développer des lieux de concertation » pour que les gendarmes s’expriment. Il a ajouté : »Nous devrons mettre un terme à une vision uniquement autocentrée de la répartition des effectifs » même si le « statut militaire des gendarmes sera maintenu ».
Agenda
15 février – Grand Meeting au Zénith de Rouen
Les chrétiens socialistes en campagne
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A dix semaines du premier tour des élections présidentielles, les chrétiens sont bien au rendez-vous de cette campagne. Les réseaux sociaux résonnent des débats portés par les croyants. Ils ne sont pas forcément toujours d’accord entre eux, mais souhaitent tous placer l’homme au coeur de la vie politique.
Pour participer vous aussi au débat de la cité, Lavie.fr vous propose cette nouvelle newsletter hebdomadaire, envoyée chaque vendredi. Si vous ne désirez pas recevoir cette lettre, faites-le nous savoir par retour de mail, ou en cliquant sur le lien de desincription en bas de page. N’hésitez pas à la diffuser auprès de vos amis si vous souhaitez leur en faire part. Bonne lecture! Etienne Séguier, Cyprien Viet et l’équipe web de lavie.fr.
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Interview d’Annie Novelli, candidate PS aux législatives dans la 14ème circonscription de Paris
Madame Novelli les habitants du 16e ne vous connaissent pas encore, c’est votre premier engagement public dans une campagne en tant que candidate, pourriez-vous nous parler de vous ?
Ce n’est pas tout à fait mon premier engagement public dans une campagne, puisque j’ai été candidate sur la liste conduite par Jean-Yves Mano, dans le 16e, lors des dernières élections municipales.
Je suis née en 1946 en Tunisie, où ma famille était installée et je suis arrivée à Paris à l’âge de 13 ans, pour suivre mes études au lycée Molière, tandis que mes frères étaient inscrits à Janson. Au moment de la crise de Bizerte, qui a opposé la France à la Tunisie indépendante à partir de l’été 1961, mes cousins ont à leur tour traversé la Méditerranée et nous les avons accueillis chez nous, dans le 16e. Ma première rencontre avec le combat politique a eu lieu à la faculté de droit d’Assas, où sévissaient Claude Goasguen et ses camarades d’Occident… Mon engagement s’est poursuivi à Nanterre, en 68, avec un entourage bien plus fréquentable ! Après avoir obtenu une licence de lettres, j’ai enseigné quatre ans à l’école bilingue de l’avenue Victor Hugo, dont j’ai été temporairement exclue pour y avoir fondé un embryon de syndicat. J’ai ensuite intégré le CNRS, puis différents ministères dans les domaines de la recherche et de la formation. J’étais ingénieur d’études à l’Ecole Nationale des Eaux et des Forêts jusqu’en décembre 2011 date à laquelle j’ai pris ma retraite.
Je suis mariée, j’ai une fille et deux petits enfants, qui m’apportent beaucoup de bonheur !
Entrée une première fois au Parti socialiste en 1974, après la défaite de François Mitterrand, j’y suis revenue en 2006, pour soutenir Ségolène Royal. L’enthousiasme suscité par sa candidature – à l’élection présidentielle de 2007 – et les idées nouvelles qu’elle a insufflées au PS ont marqué une étape importante dans le redressement de la gauche. J’ai à nouveau soutenu sa candidature au premier tour des primaires citoyennes, en octobre 2011, puis j’ai soutenu François Hollande au second tour. A Paris, mon engagement s’inscrit dans la fidélité à l’action de Bertrand Delanoë, que je représente dans deux conseils d’école de notre arrondissement : Chernoviz et Passy.
Qu’est-ce qui a motivé votre candidature ?
J’aime les combats difficiles ! Et chacun a bien conscience que le 16e arrondissement n’est pas le terrain le plus favorable pour le Parti socialiste… Mais les enjeux sont importants et j’ai envie de porter le plus haut possible, dans notre arrondissement, les couleurs de la future majorité présidentielle.
Représentante de Désirs d’avenir dans le 16e, mouvement de soutien à Ségolène Royal, comment expliquez-vous que les militants vous aient désignée alors que celle-ci n’a fait que 6% aux primaires citoyennes dans cet arrondissement ?
J’ai toujours défendu, au sein du PS, les idées qu’a portées Ségolène Royal : l’ouverture sur la société et la prise en compte de préoccupations qui étaient absentes de nos programmes, la démocratie participative, l’excellence environnementale, la parité, la nécessité d’organiser des primaires ouvertes pour choisir notre candidat-e à l’élection présidentielle… Et il est clair que parmi les militants socialistes du 16e, le poids de la sensibilité à laquelle j’appartiens est bien supérieur à ce score de 6% que vous évoquez !
Mais un vote d’investiture ne se résume pas à une compétition entre « courants ». Avec mon suppléant, Gérard Langlois, nous sommes très attachés à une conception ouverte, participative et solidaire du militantisme qui nous a permis de fédérer des adhérents de toutes sensibilités ; et nous sommes tous rassemblés pour mener les batailles qui s’annoncent, quel qu’ait été notre choix aux primaires.
Vous participez activement à la campagne présidentielle, comment cela se passe-t-il ? Comment est perçu le candidat socialiste et son programme par les habitants du 16e que vous êtes amenée à rencontrer ?
La campagne n’en est qu’à ses débuts et nous commençons seulement à diffuser les 60 engagements de François Hollande, mais chacun sent bien qu’il y a une forte volonté de changement, y compris dans notre arrondissement et un intérêt croissant pour le débat qui s’engage. Dans le 16e, près de 5.000 votants ont participé aux primaires citoyennes – bien plus qu’attendu – et François Hollande est arrivé nettement en tête. Nous rencontrons bien sûr des électeurs qui rejettent par principe tout candidat socialiste, quel qu’il soit et qui souhaitent la réélection du président sortant, mais beaucoup d’autres sont inquiets pour l’avenir et constatent que la situation de la France s’est fortement dégradée ; nous recevons de leur part des encouragements, des témoignages de sympathie.
Etes-vous confiante quant à l’issue du scrutin présidentiel ? Si François Hollande est élu Président de la République, pensez-vous que cela jouera sur votre propre score aux législatives ?
Il y a incontestablement un élan autour de la candidature de François Hollande. Les Français veulent que notre pays se redresse, ils veulent en finir avec ce quinquennat marqué par l’injustice sociale, le chômage, les déficits, ils veulent aussi un retour aux valeurs fondamentales de la République et une revalorisation de la fonction présidentielle. Je crois que François Hollande sera élu le 6 mai prochain.
Lors des législatives qui suivront, les 10 et 17 juin, les électeurs confirmeront leur choix et enverront une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale. Cela aura bien sûr un impact sur mon propre score, car je serai la candidate de la nouvelle majorité présidentielle.
Mon objectif est que le député sortant, contesté dans son propre camp, soit mis en ballotage.
Quelle critique faites-vous du bilan législatif du député sortant, Claude Goasguen ? Avez-vous eu l’occasion de le rencontrer ? Comment jugez-vous ses méthodes en tant qu’adversaire ?
A l’Assemblée nationale, M. Goasguen est souvent apparu comme l’un des fantassins les plus zélés du sarkozysme, notamment quand il s’est agi d’adopter des mesures fiscales favorables aux grandes fortunes, mais qui ont accru la pression sur les classes moyennes. Le député sortant s’est également illustré, l’année dernière, en proposant de limiter la bi nationalité et de dresser un « registre des binationaux », donnant l’impression de courir derrière le FN ; comme lorsqu’il avait bruyamment soutenu l’organisation de débats sur l’identité nationale, que le gouvernement lui-même cherche aujourd’hui à faire oublier.
D’une manière générale, M. Goasguen n’est pas un modéré ! Il a tendance à créer des tensions, des polémiques – y compris au sein de la droite parisienne ; et il a le plus grand mal à respecter ses contradicteurs. Je ne suis pas certaine que l’outrance soit la qualité première que l’on peut attendre d’un élu.
Après les législatives et quel qu’en soit l’issue, forte de votre notoriété nouvelle auprès des habitants du 16e, souhaitez-vous prolonger votre engagement militant en étant candidate lors des élections municipales de 2014 ?
Les élections municipales de 2014 sont encore un objectif lointain, même si la droite parisienne cherche déjà à mettre M. Fillon en orbite – il est vrai que M. Goasguen, allié pour l’occasion à Mme Dati, ne lui a pas réservé un accueil très amical… Je me concentre pour ma part sur les enjeux du moment : la campagne présidentielle, puis la campagne que j’aurai à mener dans le cadre des élections législatives.
Et comme je suis favorable au non-cumul des mandats, je peux vous dire que si je suis élue députée en juin, je ne serai pas candidate aux municipales de 2014 ! Dans le cas contraire, je poursuivrai de toute façon mon engagement au service des habitants du 16e.
Bien que candidate à une élection nationale, il y a comme vous le savez un dossier qui fait beaucoup débat dans le 16e et qui sera sûrement localement au cœur de ces législatives : l’extension de Roland Garros sur les Serres d’Auteuil. Peut-on connaître votre opinion sur ce projet d’extension en tant qu’habitante du 16e, militante et candidate socialiste ?
C’est en effet un sujet important, pour le 16e mais aussi pour la Ville de Paris. Avec mon suppléant, Gérard Langlois – très investi dans les Conseils de quartier de notre arrondissement et qui connaît bien les dossiers locaux, nous sommes attentifs aux mobilisations citoyennes et aux préoccupations des associations ; nous avons par ailleurs confiance dans les engagements de la Municipalité parisienne et nous voulons que l’intérêt général l’emporte.
Comme Bertrand Delanoë, je me félicite que le tournoi international de Roland Garros reste à Paris, car il contribue pleinement au rayonnement de notre capitale. De ce point de vue, l’extension du stade et la construction d’un nouveau court étaient nécessaires, dans la limite d’un espace très contraint. Dans le même temps, il était bien sûr hors de question de mettre en péril le patrimoine architectural que représentent les Serres d’Auteuil et les très riches collections de plantes rares qu’elles abritent.
Le projet qui est aujourd’hui présenté, au terme d’un processus de concertation avec les riverains, représente à mes yeux un bon compromis, même si je comprends la déception de ceux qui auraient préféré une solution alternative, comme l’extension du stade du côté du périphérique et de l’autoroute – mais le coût en serait prohibitif. Au cœur du site, les magnifiques serres de Formigé seront totalement préservées et resteront à l’écart des cheminements entre le court central et le nouveau court ; les collections de plantes rares actuellement installées dans les serres les plus récentes (elles datent des années 1980), celles qui seront détruites pour permettre la construction du nouveau court, seront intégralement conservées et installées sur un autre site, dans l’Est parisien. De nouveaux équipements sportifs de proximité seront construits par la Ville de Paris, pour compenser la suppression de terrains actuellement utilisés dans un cadre scolaire : les enfants du 16e pourront continuer à faire du sport dans le sud de notre arrondissement ; et les travaux de Roland Garros ne commenceront pas avant la livraison des nouveaux équipements.
J’assume donc ce choix de la Ville de Paris, tout en restant à l’écoute des habitants de nos quartiers.
Flash Actu 11 Février 2012
10 février 2012
J – 72
Le Chiffre du Jour
12 : Le groupe pétrolier Total a annoncé aujourd’hui avoir réalisé un bénéfice net de plus de 12 milliards d’euros l’an dernier. Pourtant, au motif que ses activités sur le territoire français ne seraient pas bénéficiaires, l’entreprise —qui est la 1ère capitalisation boursière de la zone euro— ne paiera que 300 millions d’euros d’impôt sur les sociétés en France, soit un taux d’imposition de 2,5% au lieu du taux normalement applicable de 33,33%.
Il a osé dire
« Entre 1998 et 2009 les collectivités locales ont créé un peu plus d’un demi-million d’emplois » alors que « dans le même temps, l’Etat s’est engagé depuis 2007 dans une réduction des effectifs ».
Claude Guéant, aujourd’hui lors d’une rencontre à l’Élysée entre Nicolas Sarkozy et les collectivités locales. En réalité, 70% des créations d’emplois proviennent des transferts de compétences, le reste relevant des intercommunalités conçues pour offrir davantage de services aux habitants. De plus, la part des collectivités locales dans le déficit public est de 0,1% quand elles représentent 70% des investissements publics en France.
Le Changement c’est Maintenant
« Veut-on continuer la politique menée depuis cinq ans ou veut-on en changer ? (…) Le prochain référendum c’est l’élection présidentielle ».
François Hollande, hier soir à Orléans.
« Nicolas Sarkozy, en campagne contre les boucs émissaires » par Martine Aubry, Première secrétaire du Parti socialiste
Tribune publiée dans le quotidien Libération.
Avec son interview au Figaro Magazine, M. Sarkozy commence sa campagne de 2012 comme il a gouverné depuis 2007: en voulant désigner des boucs émissaires -les chômeurs, les étrangers, les homosexuels, les professeurs, la gauche…- qui seraient les responsables de tous les maux du pays. Une nouvelle fois, il cherche à diviser les Français au lieu de les rassembler.
Une campagne électorale doit être un grand moment de débat, particulièrement dans la crise que traverse notre pays, pas de stigmatisation comme le pratique M. Sarkozy. Ce devrait être un moment d’examen de son bilan, le candidat sortant en rajoute dans la défausse. Ce devrait être un moment où l’on parle de solutions, il n’en apporte aucune, ni pour sortir de la crise, ni pour faire reculer les inégalités, ni pour faire progresser la démocratie, ni pour redonner sa voix et son poids à la France dans le monde: il se contente de proférer des accusations comme il l’a toujours fait.
Le jour même où Renault annonce une nouvelle délocalisation et alors qu’il y a mille chômeurs de plus chaque jour et un million depuis cinq ans, M. Sarkozy explique que si les chômeurs sont au chômage, c’est de leur faute. Après un premier quinquennat à fabriquer de l’injustice et du chômage, il candidate à un second pour radier des chômeurs!
Alors que la dette de la France a augmenté de 612 milliards en cinq ans avec notamment la multiplication des cadeaux aux privilégiés, M. Sarkozy voudrait faire croire que c’est de la faute des collectivités locales. Mais les collectivités locales n’y sont pour rien: leur dette, c’est moins de 7% de l’endettement public, leurs comptes sont en excédent. Heureusement qu’elles ont été là pour atténuer autant qu’elles le pouvaient les dégâts de la crise et du sarkozysme ! Et ceux qui vont payer l’addition, ce ne sont pas les financiers qui ont été choyés, ce sont les salariés et les retraités qui sont taxés par la TVA Sarkozy à 21,2% annoncée lors de l’intervention télévisée du 29 janvier, qui va réduire encore un pouvoir d’achat qui n’a cessé de fondre depuis cinq ans!
Et je n’ai rien vu dans cette interview ni sur l’emploi, qui devrait être la priorité numéro un, ni sur le pouvoir d’achat, ni sur la santé, ni sur le logement, ni sur la sécurité. Ni sur la vraie compétitivité, c’est-à-dire l’innovation, la recherche, la formation, la qualité du dialogue social. La vraie compétitivité, c’est tout le contraire de la course sans fin à la baisse des salaires que M. Sarkozy voudrait enclencher en autorisant les entreprises à revoir les contrats de travail sans l’accord des salariés, avec ces mal-nommés accords de «compétitivité-emplois», qui sont en réalité des accords pour «travailler plus et gagner moins».
M. Sarkozy nous annonce des référendums pour 2012 sur des sujets qui ne régleront aucun problème et opposeront les français. Le vrai référendum, il a lieu les 22 avril et 6 mai. Il opposera un président sortant sans cap et qui porte une conception rétrograde de la société et étriquée de la France. Et un homme qui a une vision pour redresser la France dans la justice, la volonté de rassembler les Français dans la confiance et la fraternité. Un homme qui veut que, malgré la crise, notre pays retrouve le chemin du progrès en assurant notamment l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, en bâtissant une sécurité sociale professionnelle, en ouvrant le mariage et l’adoption à tous les couples et en accordant le droit de vote des étrangers aux élections locales: François HOLLANDE.
M. Sarkozy prétend parler de «valeurs»! Tout dans son discours tourne le dos à celles de la République. Les valeurs que nous voulons retrouver avec François Hollande, c’est la liberté qui rime avec égalité, c’est la fraternité, c’est la laïcité: la France n’a jamais été aussi belle, aussi confiante en elle, et aussi admirée que lorsqu’elle a su les porter haut en son sein et partout dans le monde.
Réunion des Associations d’élus locaux à l’Elysée: évitons l’instrumentalisation
Communiqué de presse de Claudy Lebretton, Président de l’Association des Départements de France, de Alain Rousset, Président de l’Association des Régions de France et de Jean-Paul Huchon, Président de la Région Île-de-France.
A 72 jours du premier tour de l’élection présidentielle, la réunion organisée par le Président-candidat sur les finances locales a constitué en réalité une vaste opération de communication au service de la candidature de Nicolas Sarkozy.
Elle est venue ponctuer cinq année de défiance de l’Etat à l’endroit des collectivités.
Après avoir passé l’ensemble du quinquennat à les asphyxier financièrement, à travers notamment le gel de leurs dotations pour la période 2011-2014 et la réduction de 200 millions d’euros de ces dotations dans le cadre du plan de rigueur, le gouvernement a beau jeu de faire peser sur les collectivités territoriales, qui ne représentent que 10% de l’endettement public, le poids de l’ensemble de la dette.
Alors que l’Etat a accumulé les déficits d’année en année, les collectivités territoriales ont dû faire face aux transferts non compensés de compétences dans un contexte de crise. Or, en charge des services publics du quotidien, elles se heurtent à des contraintes autrement plus lourdes, puisqu’il leur est interdit de voter un budget en déficit et que les emprunts ne leur sont possibles que pour les investissements qui représentent malgré tout 70% de l’investissement public.
Nous tenons à dénoncer l’instrumentalisation d’une initiative destinée à faire injustement peser, sur les élus locaux, les effets de la mauvaise gestion gouvernementale des deniers publics.
Agenda
11 février – Réunion publique au Palais des Sports de Créteil
15 février – Grand Meeting au Zénith de Rouen
Flash Actu 8 Février 2012
8 février 2012
J – 74
Le Chiffre du Jour
20 : Selon le rapport annuel de la Cour des Comptes rendu public aujourd’hui, la vente de 20% du stock d’or de la France, engagée à partir de 2004 sous l’impulsion de Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Économie, est une très mauvaise affaire. La Cour regrette que la Banque de France ait mené ce programme de cessions d’or à son terme en vendant 589 tonnes, alors que d’autres banques centrales interrompaient leurs ventes d’or de manière anticipée, face à l’envolée des cours de l’once.
Il a osé dire
« Mes recommandations face au froid : les personnes vulnérables (…) sans-abri, nourrissons, personnes âgées (…) doivent éviter de sortir de chez elles ».
Nora Berra, sur son blog. La secrétaire d’État chargée de la Santé a semble-t-il, oublié que les sans-abris n’avaient pas d’abri et ne pouvaient donc pas « éviter de sortir » de chez eux. En 2002, l’Insee évaluait à près de 90 000 le nombre de personnes sans domicile fixe. Dans sa dernière étude en 2011, l’Insee en dénombre 133.000. Par ailleurs, 117 000 personnes, également sans logement personnel, recourent à des solutions individuelles (chambres d’hôtel à leurs frais ou hébergement par des particuliers).
Le Changement c’est Maintenant
« Madame Merkel est une dirigeante politique, elle soutient Nicolas Sarkozy qui est du même mouvement qu’elle, celui des conservateurs européens. Nicolas Sarkozy a besoin de madame Merkel, il fait donc appel à elle. Après, c’est aux Français d’apprécier. Moi, mon seul soutien, celui que je sollicite, c’est celui des Français ».
François Hollande, hier soir, lors du journal de 20h de France 2.
Nicolas Sarkozy fait campagne aux frais du contribuable
Communiqué de presse de Delphine Batho, Porte-parole de François Hollande
Le déplacement de Nicolas Sarkozy dans le Tarn aujourd’hui était exclusivement consacré à la critique faussement implicite des 60 engagements pour la France de François Hollande.
Après le déplacement mis en scène à Lonjumeau la semaine dernière, pour lequel les ouvriers mais aussi un hélicoptère ont été spécialement mobilisés, une fois de plus le candidat non déclaré fait campagne aux frais du contribuable. C’est une fois de trop.
Nicolas Sarkozy est candidat. Madame Merkel l’a d’ailleurs ouvertement affirmé hier sans être contredite.
En conséquence, les règles concernant le financement de la campagne présidentielle ne sauraient être plus longtemps si ouvertement et si méthodiquement bafouées.
La réforme des enseignants: carton rouge de la Cour des Comptes Communiqué de presse de Bruno Julliard et Yannick Trigance, Conseillers sur l’Education nationale
Dans son rapport remis aujourd’hui, la Cour des comptes est formelle : la réforme de la formation des enseignants est un désastre.
La Cour confirme ainsi ce que tous les acteurs de l’éducation dénoncent sans relâche depuis maintenant trois ans. Non seulement cette réforme a considérablement dégradé la formation – et donc le niveau – des enseignants, mais elle n’a même pas rempli son but premier : réaliser des économies budgétaires sur le dos de la qualité de l’enseignement.
Réforme conduite sans réflexion pédagogique, concours trop tardif, conduisant à des échecs massifs, et surtout, absence totale de formation pratique sont à juste titre pointés du doigt par les rapporteurs. Près de 70% des enseignants recrutés n’ont eu absolument aucune expérience de l’enseignement avant leur prise de fonction à plein temps. Souvent affectés en zone difficiles, parfois sur plusieurs établissements, obligés en outre de prendre des heures supplémentaires, ils ont été très peu – voire pas du tout – accompagnés. Tout cela dans le but essentiel de supprimer l’équivalent de 10 000 emplois à temps, économies réduites à néant du fait des diverses indemnités versées et du coût que représentent deux années d’études supplémentaires.
A force d’improvisation et de cynisme, le gouvernement, n’aura réussi finalement qu’une seule chose : creuser plus encore la dette éducative de notre pays. Ne restera qu’à confier la formation à des organismes privés, comme le permettra la proposition de loi Grosperrin, si elle était adoptée, pour l’achever.
Avec François Hollande, nous referons de la formation des enseignants et de la revalorisation de ce métier nos priorités pour redonner de la valeur à ce métier.
Agenda
11 février – Réunion publique au Palais des Sports de Créteil
15 février – Grand Meeting au Zénith de Rouen
Flash Actu 7 Février 2012 J-75
7 février 2012
J – 75
Le Chiffre du Jour
69,6 : Selon le ministère français de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, l’économie française a enregistré un déficit commercial de 69,6 milliards d’euros en 2011. Le précédent record de 2008 (56,2 milliards) est très largement dépassé.
Il a osé dire
« Nous avons la recette pour faire revenir notre balance commerciale à l’équilibre en l’espace de cinq ans ».
Pierre Lellouche, secrétaire d’État au Commerce extérieur. Si la majorité sarkozyste a la « recette », on se demande pourquoi elle a attendu trois mois avant l’élection présidentielle pour l’annoncer. D’autant que depuis l’arrivée de Sarkozy, le déficit commercial a explosé : il était de 28 milliards en 2006, soit 42 de moins qu’en 2011.
Le Changement c’est Maintenant
« Les ministres doivent être des citoyens comme les autres. Ils seront donc soumis aux juridictions de droit commun (…) Nous ferons voter une loi supprimant la Cour de justice de la République. Sa seule composition crée un doute sur son impartialité et peut laisser croire à l’impunité ».
François Hollande, lors de son déplacement à un débat sur la justice hier soir au théâtre Dejazet à Paris.
Les familles françaises n’ont rien gagné avec la droite
Communiqué de presse de Marisol Touraine responsable du pôle social, Jean-Patrick Gille Secrétaire national à la famille du PS et Charlotte Brun Conseillère famille dans l’équipe de François Hollande
Dans un déplacement de vrai-faux président/candidat, N. SARKOZY s’en est pris aux propositions de François HOLLANDE sur la famille, en particulier sur le quotient familial. Il a affirmé que cette aide fiscale ne bénéficiait pas aux plus aisés.
François HOLLANDE a indiqué qu’il maintenait le principe du quotient familial, que son montant resterait inchangé pour les familles gagnant jusqu’à 6 SMIC et que l’avantage fiscal serait plafonné à 2 000 € (contre 2300€ actuellement) par enfant. L’allocation de rentrée scolaire sera ainsi revalorisée de 25% dès le mois de septembre prochain.
N. Sarkozy est mal placé pour défendre la politique familiale, lui qui a ponctionné les ressources de la branche famille de la sécurité sociale pour financer le déficit. Et il est normal que la droite, dont la politique aura consisté à favoriser les plus favorisés, ne s’émeuve pas de ce qu’un couple avec 3 enfants gagnant 2 SMIC perçoive une aide fiscale de 600 € alors que celui, toujours avec 3 enfants mais gagnant 10 smic, touchera plus de 9000 € !
La politique de la droite a été dure envers les familles des classes moyennes : les 200 000 places d’accueil promises pour les enfants de moins de 3 ans n’ont pas été crées, un sur deux est sans solution de garde ; le statut de beau parent annoncé n’a pas été instauré ; les familles ne sont pas reconnues dans leur diversité. Et plus que les autres, elles sont confrontées à l’augmentation du coût du logement, de la santé, de la TVA.
François HOLLANDE veut conforter le rôle des familles par une politique ambitieuse et volontariste qui repose sur trois valeurs : le caractère universel des allocations familiales ; la justice, grâce à la modulation du quotient familial et la revalorisation de l’allocation de rentrée scolaire ; le renforcement de la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle.
Cour de justice de la République : 3 questions à Guy Carcassonne
Guy Carcassonne – Professeur de Droit public à l’Université Paris-Ouest Nanterre-La Défense
Guy Carcassonne, pensez vous comme François Hollande qu’il y a actuellement un doute sur l’impartialité de la Cour de Justice de la République (CJR)?
Et comment ! Sauf que, à ma connaissance, il s’est, à juste titre, abstenu d’employer l’adverbe « actuellement ». En effet, ce n’est pas la CJR actuelle dont on peut douter. C’est aussi celle d’hier ou de demain, et pas pour des questions de personnes. Cette Cour n’a aucune véritable raison d’être. Elle est née dans la précipitation en 1993, comme une réponse inadéquate aux problèmes posés à l’époque par l’affaire du sang contaminé. Elle pêche par sa conception même puisque, en mêlant parlementaires et magistrats professionnels, elle réussit le double exploit de politiser le pénal et de pénaliser le politique, ce qui est deux fois regrettable. C’est pourquoi je pense très opportune l’idée d’une suppression de cette juridiction baroque.
Estimez vous que les Ministres doivent être jugés selon la procédure de droit commun ?
Lorsqu’ils seraient poursuivis pour des infractions de pur droit commun, évidemment. Aucun principe constitutionnel ne justifie alors un traitement d’exception.
Comment réagissez-vous aux propos de Bernard Accoyer qui a qualifié la Cour de Justice de la République d’indispensable pour éviter des centaines de recours ?
C’est, je crois, de nouveau une mauvaise réponse à une question pertinente. Il est vrai que les membres du gouvernement peuvent être exposés, pour de bonnes comme de mauvaises raisons, à toutes sortes de plaintes, confondant leurs agissements personnels et l’exercice de leurs attributions ministérielles. Mais nul besoin de la CJR pour traiter ça. Au contraire, je crois que l’on devrait réfléchir à ce que j’appellerai une commission d’aiguillage, composée de très hauts magistrats. C’est à elle que serait confié le soin de faire la distinction entre les faits qui relèvent de la responsabilité pénale – les agissements criminels ou délictueux, y compris dans l’exercice des fonctions – et ceux qui relèvent de la responsabilité politique – des agissements a priori normaux mais qui ont pu provoquer des conséquences douloureuses, comme par exemple la mort de soldats envoyés en opération. Si cette commission conclut à la responsabilité pénale, le juge de droit commun est compétent et les procédures de droit commun s’appliquent. Si elle conclut à la responsabilité politique, alors l’Assemblée nationale doit être saisie, doit enquêter, débattre, voter, y compris pour sanctionner, politiquement, s’il y a lieu. Il me semble que, de cette manière, la spécificité des fonctions gouvernementales serait prise en considération, et la responsabilité politique enfin rétablie au passage, tandis que, pour le reste, le juge ordinaire retrouverait son office naturel.
Agenda
11 février – Réunion publique au Palais des Sports de Créteil
15 février – Grand Meeting au Zénith de Rouen
SdS Flash Actu / J – 79 6 février 2012
3 février 2012
J – 79
Le Chiffre du Jour
60 : une soixantaine de personnes n’appartenant pas au chantier que visitait Nicolas Sarkozy seraient venues en plus de la soixantaine d’ouvriers présents quotidiennement, pour garantir une présence importante sur le site. Les ouvriers et les faux ouvriers auraient été priés de faire semblant de travailler devant la presse, alors que la température glaciale leur interdisait de travailler ce jour-là. Le candidat sortant, déconnecté du réel, est réduit à mettre en scène ses déplacements auprès des Français.
Il a osé dire
« L’institution du mariage a un objectif, qui est celui de la sécurisation des enfants. C’est un objectif qui ne me paraît pas compatible avec les couples homosexuels, je l’ai toujours défendu ».
François Fillon, hier soir lors de l’émission « Des paroles et des actes ». François Hollande ouvrira le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels.
Le Changement c’est Maintenant
« C’est une belle ambition que de vouloir à la fois garder ce qu’il y a de mieux de notre système de santé – le contrat social, qui a été passé au lendemain de la Seconde guerre mondiale – et en même temps, d’inventer ensemble un modèle de santé qui doit être un facteur de cohésion, de dynamisme et de rayonnement (…) Ces engagements, je les prends devant vous. Je les prends pour les Français. Je les prends pour l’avenir de notre système de santé, parce que la santé fait partie du pacte républicain, du pacte démocratique et du pacte social – ce qui fait que tout candidat à l’élection présidentielle est forcément engagé par une politique de santé publique ».
François Hollande, lors de son déplacement hier au forum « La santé est notre avenir ».
Le peuple français décidera librement de l’avenir des politiques européennes » par Pierre Moscovici, Directeur de campagne de François Hollande
Le Gouvernement, par la voix du Ministre en charge des Affaires européennes, a cru devoir mettre en cause la légitimité de la demande de renégociation du traité budgétaire européen formulée par François HOLLANDE. Ce faisant, c’est la liberté du peuple français de s’exprimer sur l’avenir des politiques européennes que la droite française et le Gouvernement mettent en cause.
Ce traité a été adopté le 30 janvier dernier. Sa signature est annoncée pour début mars. Nicolas Sarkozy a fait preuve de sagesse en annonçant lui-même que ce traité ne serait pas ratifié par le Parlement français avant l’élection présidentielle des 22 avril et du 6 mai prochain : il ne sera donc pas entré en vigueur. Le prochain Président de la République aura donc toute légitimité pour le rediscuter avec ses partenaires européens.
Si François HOLLANDE est élu Président de la République, il demandera, comme il l’a annoncé, la renégociation de ce traité pour le compléter, par une réorientation des politiques européennes notamment vers la croissance, la solidarité, la gouvernance, la lutte contre les risques financiers et la coordination des politiques économiques.
Il disposera pour ce faire de toute la force que confère le libre choix souverain du peuple français. Cette démarche sera conduite à la fois avec conviction et dans un esprit constructif avec nos partenaires, à commencer par l’Allemagne.
Cette discussion pourra être rapide et renforcera la construction européenne. Les Européens ne veulent en effet pas d’une Europe réduite à l’austérité et condamnée de ce fait à la récession. Ils attendent une nouvelle dynamique européenne. La réorientation que nous demandons est conforme à leurs attentes.
Nicolas Sarkozy revisite le village de Potemkine par Najat Vallaud-Belkacem, Porte-parole de François Hollande
On connaissait les salles remplies de militants UMP pour faire la claque au président sortant. On connaissait les sanctions de Préfets lorsque des manifestations se tiennent à proximité d’un déplacement du candidat permanent. On connaissait les syndicalistes retenus par la police lors d’une visite de Nicolas Sarkozy.
Désormais l’Elysée a recours à des figurants pour composer l’assistance lors des visites de chantiers. Les ouvriers, spécialement réquisitionnés pour l’occasion, sont priés de faire semblant de travailler pour réaliser de belles images de celui qui, seulement devant les caméras, n’est pas candidat.
Cette organisation, digne d’un village Potemkine, est totalement ridicule et montre à quel point la droite est acculée. Quand l’espoir a disparu, il ne reste que la supercherie.
François Hollande sillonne quotidiennement la France. La difficulté qui est la sienne n’est pas de trouver quelques français pour poser sur la photo avec lui, mais bel et bien de réussir à accueillir tous ceux qui veulent le rencontrer dans des meetings aux salles combles et souvent trop petites.
Mobilisation – Participez à l’animation de la campagne
Partagez vos initiatives de campagne, faites nous part de votre ressenti, relatez les anecdotes de terrain, écrivez l’histoire du Changement, en adressant vos billets, vidéos, photos à flashactu@francoishollande.fr. Le Flash Actu publiera régulièrement les initiatives les plus mobilisatrices pour que nous puissions tous participer au mouvement.
Agenda
6 février – Déplacement à Dijon sur le thème de la justice et des institutions
15 février – Grand Meeting au Zénith de Rouen








